Un des principaux industriels aéronautiques français

Usine de Courbevoie - Collection Dassault Aviation
La création du ministère de l'Air en 1928 ramène Marcel Bloch vers l'aviation. Le directeur général technique et industriel du ministère, Albert Caquot, lui passe commande d'un prototype pour un programme de trimoteurs postaux. Pour fabriquer son avion, Marcel Bloch crée la Société des Avions Marcel Bloch et recrute de jeunes ingénieurs.
A la fin de 1931, c'est le succès : les services officiels commandent le MB 80, avion sanitaire monomoteur, et le MB 120 trimoteur de transport colonial pour 10 passagers. Marcel Bloch regroupe ses services d'études et de fabrication et les installe à Boulogne dans un garage désaffecté. En septembre 1932, pour construire ses avions et de nouveaux prototypes, il loue un local plus grand à Courbevoie, quai Paul Doumer. Les prototypes d'avions civils (MB 220) et d'avions militaires se succèdent alors à un rythme accéléré.

MB 220 - Collection Dassault Aviation
En 1934, Marcel Bloch comprend que l'aéronautique française va traverser une crise. Prévoyant la carence des moyens de production, il s'entend avec Henry Potez, alors le plus important industriel aéronautique. En janvier 1935, ils rachètent la Société Aérienne Bordelaise (SAB) qui devient la Société Aéronautique du Sud-Ouest (SASO) où sont produits des bombardiers M 200 et MB 210. Ils se regroupent également pour racheter la majorité des actions de la Société des Moteurs et Automobiles Lorraine (SMAL). Alors que le climat social s'alourdit en France, Marcel Bloch négocie avec les syndicats et concède une semaine de congés payés dès 1935. Quand, l'année suivante, le gouvernement du Front Populaire décide d'accorder quinze jours de congés payés, Marcel Bloch accorde trois semaines à son personnel.
Anecdote
En octobre 1930, Henri Déplante (futur directeur général technique) entre au bureau d'études de la Société de Avions Marcel Bloch :
" Bien rares sont ceux qui maintenant, parmi nous, connurent ces petits ateliers poussiéreux dans lesquels virent le jour nos premières carcasses de duralumin, voire même de magnésium. Nos dessins "mi-devinettes, mi-rébus" faisaient la joie d'un atelier qui se montrait toujours plein d'indulgence pour les trois pauvres lascars du bureau d'études. Ils se partageaient en effet dessins et calculs de deux avions menés de pair : un trimoteur colonial et un monomoteur Sanitaire ".


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