Les nouveaux départements : Équipements, Réacteurs, Électronique
Les moyens d'étude et de production de la société en font une des plus importantes entreprises de construction de matériels aéronautiques français. Son activité englobe l'ensemble du domaine aéronautique. Elle assure les recherches et études ainsi que la construction d'avions, d'engins, de radars et matériels électroniques, de réacteurs, de servocommandes, de matériels électriques et d'équipements.

Contrôle des servocommandes- Collection Dassault
Aviation
Le département Équipements.
A la suite des premiers essais en vol du Mystère II, il paraît évident que le pilote peut difficilement faire les efforts que lui impose une commande manuelle : une assistance hydraulique devient indispensable. Marcel Dassault fait alors équiper le Mystère de servocommandes mais celles qu'il a achetées ne lui conviennent pas, il décide alors de les faire fabriquer par sa Société.
Il confie cette étude, complexe, à son Département d'études mécaniques, dirigé par Joseph Ritzenthaler. Un jeune ingénieur sorti de Sup'Elec est recruté en novembre 1952, Jean-Luc Lagardère, qui lui sera adjoint après un passage au bureau d'études. Ces servocommandes sont une réussite et facilitent le succès des appareils suivants.
En 1959, les activités s'étendent à la construction de nombreux équipements dont les servocommandes hydrauliques ou hydroélectriques qui sont montées sur tous les avions de la GAMD. Éprouvées par des centaines de milliers d'heures de vol sur différents types d'avions, sous des températures extrêmes et dans les conditions de vol les plus difficiles, elles constituent un élément capital de la sécurité des avions Dassault.

Banc d'essais de réacteurs- Collection Dassault Aviation
Le département Réacteurs
En février 1953, Marcel Dassault, constatant que les réacteurs français prévus pour les futurs avions de combat légers ne seraient pas prêts en même temps que les cellules, prend la licence du réacteur anglais Armstrong Siddeley Viper que sa société développe sur fonds propres sous la désignation MD 30. A sa demande, Joseph Ritzenthaler étudie et adapte une postcombustion au Viper. Six ans plus tard, le département Réacteurs achève sa dernière réalisation, le R 7 Farandole, destiné à équiper l'avion d'affaires Méditerranée alors à l'étude, homologué en 1960. Son abandon, lié à l'arrêt du programme d'avion de liaison Méditerranée, met fin à l'existence du département.

Ateliers du département électronique- Collection
Dassault Aviation
Le département Électronique
Au cours de l'étude du Mystère IV N, qui ne dispose pas encore de son radar, Marcel Dassault prend conscience de ce que pourrait lui apporter un service spécialisé en électronique. En septembre 1954, Marcel Dassault, sur le conseil de Serge Dassault, embauche Bertrand Daugny.
La première activité du département est la réalisation, en quelques mois et moins de 20 personnes, d'un radar aéroporté de pointe avant, dénommé Aladin, pour le programme d'intercepteurs légers.
Jusqu'à la fin de des années 50, le département Électronique étudie un certain nombre d'équipements aéroportés (radar pour Étendard, radar de bord pour Mirage III qui sera écarté au profit d'un radar concurrent, premières contre-mesures). En 1959, démarre l'étude d'une tête chercheuse de missile air-air (autodirecteur pour le missile Matra 530), début d'une lignée d'autodirecteurs qui équipent, dans les années suivantes, la quasi-totalité des missiles air-air de Matra. En même temps, le département étudie et réalise un calculateur analogique de navigation et de bombardement pour la charge nucléaire du Mirage IV. Une longue série de calculateurs numériques va équiper, non seulement la plupart des avions d'armes français, mais également les missiles à longue portée du plateau d'Albion et des sous-marins nucléaires (SSBS et MSBS). Le développement de l'activité électronique, dû à la diversification de ses réalisations, amène la GAMD à faire construire, à Saint-Cloud, un établissement où s'installe le Centre d'études et de recherches électroniques (CEREL), nouveau nom du département Électronique. Le 31 mars 1962, le CEREL est transformé en SARL, Électronique Marcel Dassault dont le gérant est Benno Claude Vallières. Le holding Société immobilière Marcel Dassault est le principal détenteur de parts. L'Électronique Marcel Dassault devient une société anonyme le 28 janvier 1963, sous la présidence de Benno Claude Vallières entouré de Serge Dassault et Bertrand Daugny, directeurs généraux adjoints.


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