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Budget

Rafale
© Dassault Aviation – F. Robineau
Un système conscient des impératifs budgétaires

Le support du RAFALE ainsi que sa disponibilité opérationnelle sont basés sur l'expérience acquise par le Mirage 2000.

Dès le début de son développement, le ministère de la Défense a imposé au RAFALE des contraintes très strictes en matière de support logistique intégré, qui vont bien au-delà des chiffres du Mirage 2000. C'est pourquoi le support du RAFALE a été pensé dès le stade de la planche à dessin : l'utilisation de l'ingénierie concurrentielle et de la CFAO ont permis de faire les meilleurs choix technologiques en matière de fiabilité, d'accessibilité et de maintenabilité.

Ces études de support approfondies, associées à des choix audacieux, ont permis de dépasser les spécifications initiales. Les quelques caractéristiques citées ci-dessous, parmi d'autres, illustrent la qualité exceptionnelle du support du RAFALE :

  • basés sur plus de vingt ans d'expérience en matière de testabilité intégrée des programmes Atlantic et Mirage, les systèmes de tests intégrés du RAFALE couvrent tous les systèmes de l'avion et permettent le remplacement des circuits en piste. Les objectifs spécifiés sont la détection de 95% des pannes, ainsi que la détection de toutes les pannes critiques pour la sécurité du vol ;
  • des études ergonomiques approfondies (CAO) ont été conduites afin de vérifier la bonne accessibilité aux principaux composants, l'exécution rapide et sans erreur des opérations en piste, ainsi que la rapidité des réparations ;
  • un système de sécurité centralisé des armements permet de s'affranchir de toutes les opérations relatives aux goupilles de sécurité en bout de piste, améliorant ainsi les temps de rotation ;
  • l'utilisation de la CAO ainsi que de techniques de production avancées a permis d'éliminer les longues séances de réglage pour les changements de canons, de HUD ou de radar.

Tous ces aspects de maintenance et de support ont été étudiés et validés par la Marine et l'armée de l'air. C'est ce qui a permis un haut taux de disponibilité de l'avion dès le premier jour de sa mise en service, avec des taux de sortie de près de 300 heures/an/avion dans l'environnement très dur du porte-avions.

Afin de lui assurer un maximum d'autonomie lors de ses déploiements opérationnels, RAFALE n'a besoin que d'un minimum d'équipements au sol: il produit son propre oxygène et dispose d'un système de refroidissement des équipements électroniques en circuit fermé. Son APU (groupe de puissance auxiliaire) lui fournit l'énergie électrique nécessaire jusqu'au démarrage du moteur. Durant l'exercice "Trident d'Or", les pilotes de la Marine nationale ont validé la procédure d'avitaillement avec moteur tournant.

Un chasseur high-tech au prix raisonnable

Un avion fiable et à l'entretien facile se traduit par des coûts de maintenance considérablement réduits.
Quelques exemples pour le RAFALE:

  • Il n'y a pas de grande visite prévue pour la cellule ou pour les moteurs pendant toute la vie de l'avion; seuls des éléments sont envoyés en atelier pour maintenance et/ou réparation. Ce qui augmente considérablement la disponibilité de l'avion. La même philosophie s'applique pour le turboréacteur Snecma M88, qui se compose de 21 modules facilement interchangeables sans avoir besoin de les ré-équilibrer ou de les régler. Seuls les modules ou des éléments de modules sont renvoyés chez le fabricant ou en dépôt.
  • La décision d'éliminer des éléments complexes dès le stade de la conception (entrées d'air fixes, pas d'aérofreins, etc...) permet de réduire les besoins en maintenance. En outre l'interchangeabilité totale entre éléments identiques, l'absence de réglages, la réduction du nombre de types de vis, l'interchangeabilité entre les canards, les servo-commandes, les modules, etc... sont autant d'éléments qui permettent de réduire les stocks de rechanges et de faciliter le soutien. De même, la possibilité de changer, en piste, les circuits imprimés d'une unité LRU (plutôt que de devoir remplacer l'unité elle-même) permet de réduire les stocks de rechanges pour le radar, SPECTRA, le calculateur modulaire, etc.
  • La fiabilité de l'avion permet de réduire les besoins en effectifs de maintenance (-30% par rapport au Mirage 2000); par exemple, la verrière de cockpit à ouverture latérale facilite le remplacement du siège éjectable (2 hommes en dix minutes).
  • Tous les systèmes de tests étant intégrés, il n'y a pas besoin d'équipement de tests spécifiques en piste. L'absence de besoin de banc d'essais moteur est également un grand avantage.
  • L'expérience acquise au travers des programmes Super Etendard et Atlantic a permis de développer des techniques efficaces de protection contre la corrosion.
  • La maintenance programmée est réduite à sa plus simple expression : tout au long de sa vie, l'avion ne devrait pas quitter sa base opérationnelle pour des raisons de maintenance.