Les études et le futur

Dassault Aviation participe activement aux programmes européens et français de recherche et d’études du secteur aéronautique :

  • Pilotage de la plate-forme éco-design du programme de recherche Clean Sky,
  • Participation au programme SESAR (gestion du trafic aérien),
  • Participation au programme Alpha-BIRD (carburant),
  • Coordination du projet HYPATHIE dédié à la mesure de l’humidité en haute altitude pour l’étude de la relation entre aviation et augmentation de la couverture nuageuse.

Dassault Aviation en tant que membre du CORAC a participé à l’élaboration d’une feuille de route technologique mettant en perspective les travaux devant être menés au niveau national en complément des activités soutenues par les travaux Clean Sky pour l’horizon 2020.

Enfin, Dassault Aviation conduit avec le soutien de la DGAC des recherches plus spécifiques à ses avions, visant à alléger le poids des structures et l’efficacité aérodynamique de ses futurs produits.

Clean Sky

Dassault Aviation participe à ce projet de recherche européen JTI (Joint Technology Initiative), lancé le 5 février 2008 à Bruxelles.

Objectifs

Concilier développement durable et développement du trafic aérien international, valider les technologies nécessaires à l’émergence de l’avion « vert » des années 2020, réduire les émissions de CO2 et le bruit perçu au sol de 30%.

Repère

Budget 1,6 milliards d’€, partenariat public-privé comprenant 16 pays, 86 organisations, 54 industriels, 15 centres de recherche, 17 universités et l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement de l’aéronautique européenne.

CLEANSKY s’articule autour de six « plates-formes technologiques », aboutissant à des démonstrateurs parfois volants (Essais des premiers démonstrateurs 2013-2014) :

  • Plates-formes aéronefs à voilure fixe (Smart Fixed Wing Aircraft – SFWA),
  • Avion régional et hélicoptère verts,
  • Plates-formes « moteur vert »,
  • Systèmes pour une exploitation verte et éco-design…

Représentant l’aviation d’affaires, Dassault Aviation s’implique significativement aux côtés d’Airbus dans la SFWA, pour l’étude d’une aile du futur et la réduction de l’impact du bruit des moteurs au sol.

La Société est, par ailleurs, co-responsable de la plateforme éco-design. Cette plate-forme est dédiée, d’une part, à la réduction de la charge environnementale des phases de fabrication et de retrait de service des aéronefs et, d’autre part, aux systèmes d’énergies de bord « propres » (ex : avion tout électrique).

Le projet CLEANSKY est, pour Dassault Aviation, une étape essentielle de maturation des technologies et des concepts candidats pour les futurs avions d’affaires Falcon.

Les performances environnementales d’avions virtuels conceptuels, combinant les technologies étudiées par l’ensemble des plates-formes, sont comparées à celles des avions actuels pour évaluer, de façon globale, les bénéfices escomptés des technologies CLEANSKY.

www.cleansky.eu

SESAR

En Europe comme aux États-Unis, pour faire face à l’augmentation du trafic, un grand programme de modernisation du trafic aérien est lancé : SESAR en Europe, NextGen aux USA.

L’amélioration de la gestion du trafic aérien (ATM) apportera une réduction des émissions de CO2 de l’ordre de 10% en généralisant l’emploi des moyens modernes de navigation satellitaires pour mettre en œuvre des procédures de décollage et d’approche des aéroports plus précises, moins bruyantes et plus économes en carburant.

Dans le cadre des activités SESAR, et en tant que représentant de l’European Business Aviation Association (EBAA), Dassault Aviation soutient un certain nombre de propositions pour minimiser l’impact sur l’environnement :

  • Montée en vitesse de croisière
    Cette méthode consiste, lors de la phase de décollage, à faire voler l’avion à sa vitesse de croisière en permanence, à l’optimum de son aérodynamique et de ses moteurs. La réduction de consommation, et donc d’émission envisageable, peut atteindre 5%.
  • Descente continue
    Une descente continue sans aucun palier, du début de descente à l’atterrissage, améliore la performance écologique et surtout réduit les nuisances sonores perçues par les riverains.
  • Procédures spécifiques d’approche
    L’aviation d’affaires est pionnière dans le développement d’approches spécifiques qui réduisent les nuisances sonores perçues par les riverains grâce aux performances de ses avions, notamment leur capacité d’approches à forte pente.

Alfa-BIRD

Dans un contexte d’augmentation constante du prix du carburant et d’impact de l’utilisation des carburants fossiles sur le changement climatique, Dassault Aviation participe au projet européen Alfa-BIRD qui regroupe les principaux acteurs travaillant sur l’étude de carburants alternatifs utilisés à la place ou en complément du kérosène.

L’utilisation de biocarburant et de carburant de synthèse constitue un challenge sérieux, compte tenu des conditions d’emploi et des contraintes sévères de l’aéronautique.

Alfa-BIRD a pour objectif global de développer techniquement et d’évaluer économiquement ces carburants et couvre de nombreuses thématiques :

  • Étude des carburants alternatifs pour les applications aéronautiques ;
  • Analyse chimique du « meilleur » carburant ;
  • Amélioration de la formulation des biocarburants ;
  • Nouveaux systèmes d’injection ;
  • Modélisation de l’injection et de la combustion ;
  • Compatibilité avec les systèmes carburant des avions ;
  • Production des nouveaux carburants.

Tous les corps de métiers sont représentés. Aux côtés d’une dizaine d’organismes de recherche se trouvent des producteurs de carburant (Shell, SASOL), de moteurs aéronautiques (Snecma, Rolls-Royce) et d’avions (Airbus, Avio Spa).

Dassault Aviation participe en tant qu’avionneur représentant l’aviation d’affaires, en donnant une priorité à la thématique « Compatibilité avec les systèmes carburants des avions ».

HISAC

Même si une voie d’amélioration de l’impact environnemental réside dans la pratique de vitesses de croisière plus faibles, Dassault Aviation explore les conditions de faisabilité d’un avion d’affaires supersonique dans le respect des futures normes environnementales : le bruit, le choc du « bang » sonique et la pollution.

Le programme HISAC (High Speed Aircraft) est une première étape en vue d’évaluer la faisabilité d’un avion supersonique de petite taille.

Retenu par la Commission de Bruxelles en septembre 2004 et déployé en 2005, HISAC réunit 13 pays et plus de 37 partenaires, coordonnés par Dassault Aviation.

Le Groupe a été choisi, au-delà de ses compétences technologiques, de son expérience et de ses recherches dans le domaine supersonique, pour sa capacité à fédérer des coopérations internationales stratégiques, à l’image du programme nEUROn dont la Société est maître d’œuvre.

Ces critères sont déterminants dans l’élaboration des spécifications et des performances visées. La pollution nécessite de travailler sur la consommation des moteurs et, donc, d’accentuer les efforts déjà engagés par les plus grands motoristes. En revanche, le « choc » produit au passage du mur du son, ainsi que le niveau sonore généré au décollage, représentent un terrain d’investigation moins connu, où tout reste encore à découvrir et à maîtriser.

Dans sa recherche de solutions, HISAC ne s’interdit aucune piste. Une approche d’optimisation multidisciplinaire, par trois équipes (Dassault Aviation, Sukhoï et Alenia) sur trois configurations d’avion différentes, a été choisie.

HISAC se conclura par une étude de faisabilité et débouchera sur un programme industriel, sous réserve que les technologies critiques identifiées soient accessibles. Elles pourraient alors vraisemblablement être partagées avec des partenaires américains, qui travaillent actuellement sur différents avant-projets de même nature.