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Premier vol du Falcon « Gardian » en 1981

15/04/2016
Passion

Ce jour, en 1981, le Falcon "Gardian" effectuait son premier vol à Bordeaux-Mérignac aux mains de Hervé Leprince-Ringuet, pilote, et de Jean-Marie Barthelemy, ingénieur navigant d’essais.

Ce jour, en 1981, le Falcon « Gardian » effectuait son premier vol à Bordeaux-Mérignac aux mains de Hervé Leprince-Ringuet, pilote, et de Jean-Marie Barthelemy, ingénieur navigant d’essais.

© Dassault Aviation – DR

En juin 1977, la Marine française doit tenir compte de l’augmentation de ses besoins en moyens de surveillance maritime, liée à l’extension progressive jusqu’à 200 miles des côtes de la zone économique française. Pour assurer ses missions de patrouille et de surveillance maritime en remplacement des Lockheed P-2H Neptune, arrivés en bout de potentiel au sein des escadrilles 9 S et 12 S dans le Pacifique, l’Aéronautique navale a besoin d’un appareil pouvant atteindre des vitesses élevées et, le cas échéant, être capable de changements d’altitude rapides. Nécessairement bimoteur pour des raisons de sécurité, il doit pouvoir intervenir très rapidement sur un point éloigné, être capable d’assurer la couverture d’une zone maritime étendue en un minimum de temps et avoir des équipements de navigation et de détection performants à la fois fiables et robustes. Devant opérer sous un climat chaud et humide, l’Aéronautique Navale recherche également un avion qui ne nécessite que peu d’heures de maintenance et dont la mise en œuvre soit légère.

Fort de l’expérience des HU-25 A Guardian, Dassault propose alors à la Marine nationale un biréacteur léger adapté à la mission de surveillance maritime et répondant à ces critères.

Le Gardian est équipé d’un système de navigation et de surveillance comprenant un radar Varan, adapté à la détection de petits objets par mer forte, un système de navigation Crouzet pour la visualisation de la situation tactique et géographique, un calculateur et une table de navigation automatique. Il dispose d’une trappe de largage pour le matériel de sauvetage, de marquage et, éventuellement, pour le parachutage de personnel. Il est doté de deux grandes fenêtres d’observation et de quatre points d’emport sous voilure capables de charges très importantes (senseurs divers, remorquage de cibles et contre-mesures).

Les appareils sont utilisables pour quatre types de missions :

  • Recherche et sauvetage (SAR) ;
  • Respect des lois et traités (ELT) ;
  • Protection de l’environnement maritime (MEP) ;
  • Activités scientifiques et maritimes (MSA).