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Ce jour, en 1971, le Mercure effectuait son premier vol à Mérignac avec Jean Coureau, chef pilote, Jérôme Résal, pilote et Gérard Joyeuse, ingénieur d’essais.
Au milieu des années 60, Marcel Dassault et la Direction générale de l’aviation civile, constatent que de nombreuses lignes mondiales correspondent à de petites distances. Or, il n’existe aucun appareil adapté à ce trafic.
La voilure du Mercure est développée avec des outils de calcul très modernes pour l’époque : bien que plus gros que le Boeing 737, le Mercure va plus vite. L’appareil, propulsé par deux réacteurs à double flux Pratt & Whitney JT8 D 15 placés sous les ailes, est baptisé Mercure par Marcel Dassault : « Voulant donner le nom d’un dieu de la mythologie, je n’en ai trouvé qu’un qui eût des ailes à son casque et des ailerons à ses pieds, d’où le nom de Mercure. »
Le programme Mercure est officiellement lancé en avril 1969. La fabrication, effectuée sous la maîtrise d’œuvre de Dassault, est répartie entre Fiat (Italie), la CASA (Espagne), l’ADAP (Belgique), la Fabrique fédérale d’avions FW d’Emmen (Suisse) et Canadair (Canada). L’assemblage final est effectué par la société Dassault, à Mérignac pour le prototype et, à Istres, pour les avions de série. C’est le premier grand programme européen de coopération aéronautique civile.