50e anniversaire du premier vol du Mirage G

18/11/2017
Passion

Ce jour, en 1967, le Mirage G effectuait son premier vol à Istres, aux mains de Jean Coureau.

Ce jour, en 1967, le Mirage G effectuait son premier vol à Istres, aux mains de Jean Coureau.

Le Mirage III G est un avion expérimental, monoréacteur Pratt & Whitney/Snecma TF 306, qui succède au prototype Mirage F 2 à aile fixe. Il est d’une taille et d’une technologie voisines (le fuselage et la motorisation sont identiques au F 2). Il intéresse l’armée de l’Air ainsi que l’Aéronautique navale.

En février 1965, le Mirage III G, étudié par l’équipe de Jean-Jacques Samin et Jean-Paul Emoré, est adopté par le ministère des Armées. En juin, le dossier est remis aux services du ministère de la Défense et une maquette Mirage III G présentée au salon du Bourget. Un problème majeur est à résoudre, celui du mécanisme de la mobilité de l’aile.

A l’automne 1965, les recherches sont très avancées. Une position de pivot d’aile est définitivement retenue située légèrement à l’extérieur du fuselage. Elle est couverte par plusieurs brevets Dassault. Le 18 octobre 1965, tandis que se poursuivent les négociations franco-britanniques sur le projet commun d’avion à flèche variable, le ministère des Armées notifie la commande d’un appareil expérimental à géométrie variable Mirage G. Les premiers dessins sont aussitôt entrepris et la fabrication du prototype débute dès janvier 1966.

Mirage G en vol à Istres.
Mirage G en vol à Istres.

 

L’appareil effectue un premier saut de puce à, Melun-Villaroche le 18 octobre puis, après démontage, est transporté à Istres où il effectue d’autres sauts de puce les 16 et 17 novembre. Le 18, il effectue son premier vol aux mains de Jean Coureau, la flèche de l’aile étant calée à 20 degrés. L’atterrissage s’effectue à 205 km/h (120 nœuds). Deux ans seulement se sont écoulés depuis le premier coup de crayon.

Le 8 décembre, trois semaines seulement après le premier vol, Jean Coureau atteint Mach 2,1 avec l’aile en position de flèche maximale.

En moins de deux mois et 20 vols, un domaine s’étendant jusqu’à Mach 2,1 et 700 nœuds est couvert. Les performances à basses vitesses sont remarquables : approche à 125 nœuds, impact à 108, ailes manœuvrables sous 3 g.

Mirage G 8 01 et Mirage G 8 02, en vol.