+1 Ajouter au porte document

Premier vol du Mirage III en 1956

17/11/2016
Passion

Ce jour, en 1956, le Mirage III 001 effectuait son premier vol à Melun-Villaroche, piloté par Roland Glavany.

Ce jour, en 1956, le Mirage III 001 effectuait son premier vol à Melun-Villaroche, piloté par Roland Glavany.

Étudié et construit dans le cadre d’un programme d’intercepteurs légers défini par l’armée de l’Air française à la suite de la guerre de Corée (1950-1953), le Mirage III est un chasseur-bombardier monoréacteur qui associe une voilure delta à un fuselage dessiné suivant la  » loi des aires  » qui lui donne une « taille de guêpe ». Dérivé de la formule du premier Mirage dont il garde l’aile delta, le Mirage III est étudié dès la fin de 1955.

Mirage III en vol
Mirage III en vol

L’appareil est ensuite équipé d’entrées d’air à section variable par noyaux coniques mobiles appelés « souris » et de servocommandes inventés par les ingénieurs de Dassault. L’état-major choisit le Mirage III 001 comme avion futur pour sa flotte de combat. C’est ainsi qu’en avril 1957, dix avions de présérie furent commandés (suivis, en 1959, de la première commande de série de 95 Mirage III C).

La mise au point est très rapide. Grâce à la nouvelle forme du fuselage et à son nouveau réacteur, les essais du Mirage III 001 sont prometteurs.

Mirage III au sol
Mirage III au sol

Le 11 juin 1957, pour son 62e vol, l’appareil est présenté au 22e Salon International de l’Aéronautique du Bourget. Devant les bons résultats de l’avion, l’Etat décide de l’acheter. Le marché est signé par la GAMD le 25 juin.

A son 78e vol, le 19 septembre, le Mirage III 001, toujours doté d’entrées d’air Pitot classiques, atteint Mach 1,80 en palier en utilisant sa fusée d’appoint et, le 2 octobre, Mach 1,89 (vol 84). L’appareil a désormais atteint une limite : ses entrées d’air ne permettent plus une augmentation de la vitesse. Conscient de ce problème, le bureau d’études a trouvé une solution : équiper les entrées d’air d’un corps central mobile (noyau conique) dénommé « souris », réglables en fonction du Mach.

Le 13 avril 1957, la Section Avions du Service technique aéronautique demande à la GAMD de fournir un dossier de définition de l’appareil de présérie, le Mirage III A. Un peu trop petit, le Mirage III 001 ne peut loger tous les équipements nécessaires au chasseur définitif Mirage III A.

crosspin