Le roman-phare de Romain Gary adapté au théâtre jusqu’au 28 juin 2026 à Paris. Soit l’histoire d’un amour maternel inconditionnel, mais aussi celle d’un pilote compagnon de la Libération.
De la « Promesse de l’aube », chacun se rappelle le rapport d’une mère, Mina, et d’un fils débarquant sur la Côte d’Azur au début des années 1930, avec pour ambition maternelle de faire de Romain Kacew un grand homme : « Mon fils sera ambassadeur de France », clame Mina à qui veut l’entendre. Originaire de Vilnius, Romain devient peu à peu ce dont sa mère rêvait, adoptant le nom de Gary (« le feu » en russe) lors des missions qu’il accomplit pour la France lors de la Seconde Guerre mondiale.
Un engagement qui débute en juin 1940, lorsqu’il refuse la défaite et prend la poudre d’escampette, direction l’Afrique du Nord. C’est de là qu’il rallie le Royaume-Uni et intègre les Forces aériennes équatoriales françaises libres (FAFL). Breveté observateur en avion et nommé sous-lieutenant, il sert en Libye, en Syrie…
Bientôt, il est officier de liaison au Moyen-Orient avant de rejoindre le groupe de bombardement Lorraine. Lieutenant en décembre 1942. Puis retour au Royaume-Uni et attaques des sites de V-1 allemands, à bord de « Bostons » (Douglas A-20 Havoc) sous la surveillance de Spitfires à compter de 1943. Se distingue par un atterrissage épique malgré une blessure aux yeux – tout comme son coéquipier – en 1944.
Devenu capitaine en mars 1945, Romain Gary termine la guerre avec plus de 25 missions offensives pour 65 heures de vol sur le front de l’Ouest. « La Promesse de l’aube » a été tenue dans les airs. Et continuera de l’être au sol avec deux prix Goncourt et bien d’autres vies. L’œuvre est à (re)découvrir dans une pièce de 1 h 35 jusqu’à la fin du mois de juin au théâtre du Contrescarpe, à Paris.
Pièce de théâtre. « La Promesse de l’aube » Mise en scène, Tigran Mekhitarian. Avec Delphine Husté, Léonard Stefanica. Jusqu’au 28 juin 2026. Théâtre Le Contrescarpe, 5 rue Blainville, 75005 Paris.