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Charles Monier

Né en janvier 1920, Charles Monier, attiré par la mécanique, suit une formation à l’école Bréguet. Il obtient en 1937 son brevet de pilote de tourisme à l’AéroClub de Lognes et, à la déclaration de la guerre, s’engage dans l’aviation. Il obtient son brevet de pilote militaire en mars 1940 et entre à l’Ecole de chasse d’Avord. L’Armistice arrive sans qu’il ait combattu.

Il rejoint alors les Forces Aériennes Françaises Libres à Londres puis l’Escadrille de chasse n°1 sur le front de Libye. Monier, que l’on surnomme Popoff, rejoint ensuite le groupe Alsace qui rassemble tous les pilotes de chasse français du Moyen-Orient. Il défend le ciel d’El-Alamein lors de la grande bataille qui décide du sort de l’Egypte au printemps 1942.

Il participe ensuite aux campagnes du nord de l’Europe mais son manque de progrès en langue anglaise le gêne pour tenir les postes de leader en rapport avec ses aptitudes pilote et de combattant. Nommé aspirant en janvier 1944, il est volontaire pour rejoindre le Groupe de chasse GC 3 Normandie qui opère sur le front russe.

Portrait de Charles Monier
Portrait de Charles Monier

Après la guerre, attiré par l’aviation civile de transport dont il prévoit le prochain et formidable développement, il se fait inscrire au centre d’instruction en vol des pilotes stagiaires destinés à Air France. Finalement il est affecté au Centre d’Essais en vol. En suivant des cours du soir, il obtient le brevet d’ingénieur pilote d’essais ce qui lui permet d’entrer en 1947 chez Dassault.

Pendant 6 ans, il participe à la mise au point des Ouragan, Mystère II et Mystère IVA et prend part à la course au premier Mach 1 : il franchit Mach 0.985 sans même savoir qu’il avait ainsi réalisé la vitesse sonique.

Malgré son surnom de Trompe la Mort, dû à son parcours aéronautique ponctué d’accidents dont il réchappe miraculeusement, il perd la vie, le 3 mars 1953, lors d’un essai de largage de bidons sur le Mystère II 01.

Constantin Rozanoff, Paul Boudier et Charles Monier dit "Popof", devant le Mystère IV
Constantin Rozanoff, Paul Boudier et Charles Monier dit "Popof", devant le Mystère IV