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Elie Buge

Elie Buge est né le 14 février 1923 en Corrèze. Cadet d’une famille de huit enfants, et issu d’une famille modeste, il va à l’école communale de Saint Augustin à l’âge de 6 ans et obtient le CEP à 12 ans.

Elie Buge est né le 14 février 1923 en Corrèze. Cadet d’une famille de huit enfants, et issu d’une famille modeste, il va à l’école communale de Saint Augustin à l’âge de 6 ans et obtient le CEP à 12 ans.

Encouragé par ce premier succès, il décide lui-même de poursuivre ses études et insiste pour être dirigé vers le cours complémentaire de Corrèze. Brillant élève, il obtient le BEPC en 1939. C’est dans cet établissement qu’il rencontre celle qu’il allait épouser quelques années plus tard – en  1946 – et qui lui donnera 2 petites filles. Il décide ensuite de s’orienter vers l’Armée de l’Air et, au printemps 1941, Elie Buge part pour Châteauroux (alors en zone non occupée) où il restera quelques mois avant le grand voyage vers l’Afrique Française du Nord (Maroc et Algérie) puis les USA en 1943, où il obtient son brevet de pilote de Chasse.

Elie rejoint par la suite l’Angleterre où il est affecté au 145ème Wing de la Royal Air Force. A la fin de la Seconde Guerre Mondiale, il quitte son escadron alors basé en Allemagne pour intégrer la deuxième escadre de Chasse à Dijon.

Portrait d'Elie Buge
Portrait d'Elie Buge

En 1946, il est envoyé en Indochine, sur Spitfire. En octobre 1947, il retourne en France, à Mont de Marsan, où il restera jusqu’à la fin de sa carrière militaire. Il occupe alors les fonctions de moniteur au Centre de Transformation sur Avions à Réaction (CTAR) et pilote à la section Chasse. Il est l’un des premiers pilotes français à voler sur avions à réaction (Vampire).

Sa participation à l’expérimentation de l’Ouragan, puis du Mystère II et du Mystère IV lui vaut d’être le premier sous-officier à passer le mur du son, à bord d’un Mystère II. En plus des présentations en voltige solo dans lesquelles il excelle, Elie Buge passe également leader d’une patrouille acrobatique composé de trois Mystère II.

Sa réputation de fin pilote lui vaut d’être appelé aux Avions Marcel Dassault, où il entre le 1er mars 1956. Affecté à la réception à Mérignac, il fait parler de lui en partant en vrille au cours d’un essai de basse vitesse.

MD 452 Mystère II au sol
MD 452 Mystère II au sol

Elie Buge intègre ensuite le circuit Essais à Villaroche et Istres. Au cours de l’hiver 1956-1957, il vole sur Super Mystère B2 et effectue un complément du programme de vrille du Mystère IV. Afin de répondre aux intérêts helvètes pour le Mystère IVA 210, il réalise une démonstration de grande qualité dans la vallée de Meiringen, en Suisse.

Elie Buge passe quelques temps au CEV de Bretigny, en vue d’obtenir le brevet de pilote d’essais. Il obtient dans un premier temps son brevet de pilote de réception, avant de décrocher son brevet PE au cours d’un deuxième stage 30 novembre 1959.

Promu pilote aux essais des prototypes aux avions Marcel Dassault, René Bigand l’affecte à Bordeaux où il réceptionne Super Mystère B2, Etendard IV M, et Mirage III sur lequel il a effectué plus de 1 000 vols.

Titulaire de la Légion d’Honneur, de la Médaille Militaire, de la Médaille de l’Aéronautique et de la Croix de guerre des théâtres d’opérations extérieurs, Elie Buge a trouvé la mort en service aérien le 8 novembre 1967.

Elie Buge devant un Mirage III
Elie Buge devant un Mirage III