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Mérignac

L’histoire du site de Mérignac, créé pour la fabrication de 318 Flamant et qui, en 53 ans d’activité, a livré plus de 7000 avions neufs.

Talence 1939-1947

En novembre 1939, après la nationalisation des industries de guerre, Marcel Bloch crée à Talence, près de Bordeaux, une petite usine avec quelques ingénieurs à partir d’un atelier existant.

Cet établissement baptisé Bordeaux-Aéronautique est destiné à la fabrication en série des fuselages avant des avions MB 175. Une activité d’études est mise en place parallèlement pour développer un prototype d’avion de transport bimoteur MB 1020 dont la construction, bien avancée, est interrompue fin 1940.

Dès son retour de Buchenwald, fin avril 1945, Marcel Dassault fait appel au groupe de Talence pour relancer ses activités aéronautiques. Dès 1947, lorsque le marché, remporté par le MD 315 Flamant, est signé avec l’Armée de l’Air, un grave problème de surfaces couvertes se pose.

Établissement Dassault Aviation de Bordeaux-Mérignac
Établissement Dassault Aviation de Talence. Chaîne d'assemblage du MD 315 Flamant

La naissance de Mérignac

Après quelques hésitations, Marcel Dassault décide qu’un nouvel établissement sera implanté à Mérignac. Il s’agit du Bâtiment A dit « Grande Usine » De ce hall sortiront 318 Flamant de série. Pendant ce temps, un bureau d’études se forme petit à petit. Marcel Dassault le charge d’étudier le successeur du Flamant.

Les bâtiments, construits au fur et à mesure des programmes, servent par la suite à assembler : Ouragan, Mystère IV, Super Mystère B2, Etendard, Mirage III, Mirage IV, Super Etendard, Mirage F1, ATL, Mirage 2000 et enfin Rafale ainsi que toute la série des avions civils (sauf le Mercure). Ces sept bâtiments sont désignés par A, B, C, etc.. jusqu’à G dans l’ordre de leur édification.

Établissement de montage général, Mérignac ne comprend à ses débuts que très peu de machines-outils. Celles-ci arrivent vers les années 1955/1960 avec la décision de fabriquer des prototypes, des préséries puis d’assurer l’entretien majeur d’avions de l’armée de l’Air. Les bâtiments se composent toujours d’un vaste hall avec de larges portes donnant accès aux pistes de l’aéroport.

Mystère IV en vol
Mystère IV en vol

Zoom sur le 1er Falcon

Le 4 mai 1963, le jour du premier vol du Mystère 20, quelques heures avant son décollage, les représentants de la compagnie américaine PAN AMERICAN AIRWAYS sont à Mérignac, Charles Lindbergh à leur tête. Séduits par le Mystère 20, ils repartent avec la ferme intention de convaincre leur Président de distribuer aux Etats-Unis ce type d’avion par leur compagnie. Quelques mois après, un contrat est signé pour l’achat de 40 avions et 120 options. Le premier avion de série vole le 1er janvier 1965.

Georges Brian, alors responsable des relations publiques à Mérignac, une délégation de la Pan Am (États-Unis d'Amérique)
Mystère 20 dans le hangar, 4 mai 1963. Visite d'une délégation de la Pan Am (États-Unis d'Amérique).

Une usine « livrancière »

Cet ensemble aura permis, en 53 ans d’activité, de livrer plus de 7000 avions neufs dont plus de 1600 Falcon.

L’établissement, voué à l’assemblage final et aux essais en réception et à la livraison des avions aux clients civils et militaires, est aujourd’hui le seul site de production où il est possible de voir tous les avions complets d’où l’appellation « d’usine livrancière ».

La livraison du nouveau bâtiment Falcon en septembre 2003, dans la continuité de l’esprit inculqué par Marcel Dassault, aura permis d’accueillir les productions futures, entre autres le 7X.

Mirage F1 C, Falcon 10 Mer, Falcon 10, Falcon 200, Falcon 30, Mirage 5 Arabie Saoudite, Mirage IV, Mirage F1 Espagne, Mirage F1 Afrique du sud.
Un mois de production de l'établissement Dassault Aviation de Bordeaux-Mérignac. Mirage F1 C, Falcon 10 Mer, Falcon 10, Falcon 200, Falcon 30, Mirage 5 Arabie Saoudite, Mirage IV, Mirage F1 Espagne, Mirage F1 Afrique du sud.