Atlantique 2

Origines et contexte

Au milieu des années 70, et pour faire face à l’évolution des menaces de plus en plus grandes des sous-marins et des navires de surface, la Marine française décide de mettre en service une nouvelle génération d’Atlantic

Deux prototypes ATL 2 sont réalisés à partir de deux Atlantic de la première série (n° 42 et n° 69). Ils sont modifiés pour l’emport des différents éléments du nouveau système d’armes et équipés des améliorations prévues pour la série.

Le premier effectue son premier vol à Toulouse-Blagnac, le 8 mai 1981, aux mains de Jacques Jesberger, de l’ingénieur d’essai Jean-Pierre Bussenot et du mécanicien d’essai Pierre Harquin.

ATL2 en vol
ATL2 en vol

Production et utilisation opérationnelle

En juin 1982, le ministère de la Défense annonce le lancement officiel de la production de l’ATL 2. Avec deux ans de retard (mai 1984) par rapport aux prévisions pour des raisons budgétaires, le marché d’industrialisation est notifié et la commande de série limitée à 28 appareils ce qui conduit à un démarrage très lent et à une cadence de production annuelle faible : un avion tous les deux mois.

La cellule de l’ATL 2 est produite par le consortium européen SECBAT (Dornier et MBB pour la RFA, Dassault-Breguet et l’Aérospatiale pour la France, Aeritalia pour l’Italie et SABCA-SONACA pour la Belgique).

Les turbopropulseurs Tyne sont réalisés en coopération par la Grande-Bretagne (Rolls-Royce), la France (Snecma) et la Belgique (FN). Le premier appareil de série est livré à la Marine française en octobre 1989.